
En Bourgogne-Franche-Comté, les start-up peuvent compter sur des acteurs publics pour sécuriser et structurer leur croissance. Catherine Bonin, correspondante start-up régionale à la Banque de France, accompagne les jeunes entreprises innovantes en attribuant leur cotation, en analysant leur situation financière et en les orientant au sein de l’écosystème régional. Son action, souvent discrète mais stratégique, contribue à renforcer la solidité financière des start-up et à éviter certains pièges fréquents, comme la sous-capitalisation.
Portrait en questions/réponses
Pouvez-vous vous présenter et expliquer votre rôle ?
Je suis correspondante start-up régionale à la Banque de France. Mon rôle est d’attribuer une cotation aux start-up locales, en m’appuyant sur une méthodologie adaptée aux spécificités de ces jeunes entreprises innovantes. Je les oriente également au sein de l’écosystème régional selon leurs besoins.
Quel organisme représentez-vous et quelles sont ses missions ?
La Banque de France intervient sur plusieurs missions : stratégie monétaire, stabilité financière et services rendus à l’économie. C’est dans ce dernier volet que s’inscrit notre accompagnement des entreprises.
Quel est votre périmètre d’intervention ?
Je couvre l’ensemble de la région Bourgogne-Franche-Comté.
Quels outils ou services propose la Banque de France pour les start-up de La French Tech BFC ?
- Pour les start-up dépassant 1,25 M€ de chiffre d’affaires, la cotation s’appuie sur les liasses fiscales et un entretien avec le dirigeant, afin d’affiner l’analyse et mieux comprendre la stratégie de l’entreprise.
- Pour celles en dessous de ce seuil, nous proposons écoute, orientation dans l’écosystème innovant et sensibilisation aux événements pouvant impacter la cotation.
Quels conseils donneriez-vous aux start-up ?
Ne restez pas seul ! Il est essentiel de se faire accompagner, d’abord par un incubateur, puis par un accélérateur, pour structurer votre projet et anticiper les besoins financiers.
Quels pièges récurrents observez-vous ?
Le montant du capital à la création est souvent sous-estimé. Résultat : après 2 à 3 ans, certaines start-up se retrouvent avec des fonds propres négatifs, ce qui limite fortement l’accès aux financements.
Pourquoi cet accompagnement est-il important pour le territoire ?
En soutenant les start-up, la Banque de France contribue à renforcer la solidité financière des jeunes entreprises et à favoriser un développement durable de l’innovation en Bourgogne-Franche-Comté, au cœur de La French Tech BFC.


