Présentée lors de l’événement “Je choisis la French Tech : changeons d’échelle !”, la nouvelle doctrine de l’État sur les achats publics numériques place la souveraineté au cœur des critères de choix. Une évolution qui s’inscrit directement dans la dynamique “Je choisis la French Tech” et ouvre des perspectives concrètes pour les entreprises françaises.
Une doctrine d’achat qui traduit concrètement “Je choisis la French Tech”
L’État aligne ses actes avec ses ambitions. À l’occasion de l’événement “Je choisis la French Tech : changeons d’échelle !”, une circulaire est venue préciser la doctrine en matière d’achats publics numériques.
Le changement est clair : la souveraineté devient un critère de sélection à part entière, au même niveau que la performance, la sécurité, la maintenance, la disponibilité, la réversibilité, l’interopérabilité, la durabilité ou encore le coût.
Derrière cette évolution, une logique assumée : faire de la commande publique un levier plus structurant pour soutenir des solutions numériques maîtrisées, limiter les dépendances et renforcer la place des acteurs français et européens.
Trois critères qui redéfinissent les règles du jeu
Cette fois, la souveraineté n’est pas seulement affichée. Elle est traduite en critères concrets, directement exploitables par les acheteurs publics.
- Premier point : l’immunité aux droits extraeuropéens à portée extraterritoriale. Les solutions choisies ne doivent pas dépendre de réglementations étrangères susceptibles de compromettre la sécurité des données ou des services.
- Deuxième point : la capacité de substitution. Les administrations doivent pouvoir changer de solution sans rupture, afin d’éviter toute dépendance technologique critique.
- Troisième point : la maîtrise des technologies clés. Le recours à des solutions portées par des acteurs français ou européens est encouragé, ou, à défaut, à des solutions maîtrisées par l’État.
Ces trois axes changent la lecture des offres. Il ne s’agit plus seulement d’acheter une solution performante, mais une solution qui garantit autonomie, continuité et maîtrise dans le temps.
Une commande publique plus stratégique
Pour les acheteurs publics, cette doctrine apporte un cadre plus structurant. Elle pousse à intégrer des critères de long terme dans les décisions : dépendance à un fournisseur, exposition à des lois extraterritoriales, capacité à faire évoluer ou remplacer une solution.
La souveraineté ne remplace pas les autres critères. Elle les complète, et peut faire basculer un choix à niveau de performance équivalent.
C’est un changement important dans la manière de concevoir l’achat public numérique, désormais plus stratégique et moins uniquement centré sur le court terme.
Un signal concret pour les entreprises de la French Tech
Pour les entreprises, et en particulier celles de la French Tech, cette clarification change la donne. Elle rend plus visibles des atouts souvent difficiles à valoriser : maîtrise technologique, indépendance juridique, capacité à garantir la réversibilité.
Dans ce contexte, “Je choisis la French Tech” prend une dimension très concrète. La doctrine d’achat vient renforcer l’un des objectifs clés du programme : faire de la commande publique un levier de croissance pour les entreprises françaises.
Les solutions capables de répondre à ces nouvelles exigences disposent d’un cadre plus favorable pour accéder aux marchés publics et s’y développer.
Un rôle clé pour “Je choisis la French Tech” en région
Reste un enjeu central : transformer cette doctrine en opportunités réelles. Car entre une orientation nationale et un marché signé, tout se joue dans la capacité des acheteurs à identifier les bonnes solutions et à les intégrer dans leurs consultations.
C’est précisément là que la dynamique “Je choisis la French Tech” prend tout son sens en région. En Bourgogne-Franche-Comté, le programme permet de rapprocher acheteurs publics, grands comptes et entreprises innovantes, et de rendre les offres plus visibles et plus lisibles.
Même logique pour Je choisis la French Tech Académie, qui vise à acculturer les acheteurs aux solutions innovantes, à leur donner des repères concrets et à faciliter le passage à l’acte.
Au fond, la doctrine pose le cadre. Mais ce sont les usages qui feront la différence. Et sur ce terrain, l’enjeu est clair : faire de la commande publique un vrai levier de développement pour les entreprises du territoire, en phase avec les ambitions de “Je choisis la French Tech”.


